L’appel de Gédéon
Alors qu’Israël est dans le malheur depuis 7 ans à cause des razzias régulières des Madianites, qui attaquent et pillent le pays, un homme va susciter une révolte et redonner courage aux descendants de Jacob. Nous sommes plus de 1000 ans avant Jésus-Christ et cet homme se nomme Gédéon.
Un jour, un individu le rencontre et lui parle. Gédéon ne sait pas que son interlocuteur est un envoyé de Dieu, un ange sous une forme humaine. Cet étrange étranger lui signale que lui, Gédéon, sera l’homme qui vaincra enfin les Madianites. Gédéon n’est alors qu’un cultivateur dont les seuls actes de bravoure consistent à cacher du blé pour que les pillards ne le trouvent pas. Il a tendance à ne pas croire ce que l’envoyé de Dieu lui annonce et lui rétorque : « Ah, mon Seigneur ! Avec quoi délivrerai-je Israël ? Mon clan est le plus faible de la tribu de Manassé, et je suis le plus petit dans la maison de mon père ! » L’interlocuteur le rassure en lui disant : « Je serai avec toi et tu écraseras les Madianites ! » Gédéon ne sait pas trop quoi penser. Il soliloque : « Si cet homme est vraiment un envoyé de Dieu, je ne peux me permettre de l’ignorer ou de le contester ! » Gédéon a besoin de croire et, pour cela, il n’hésite pas à demander des preuves. L’entretien semble durer car il se met à préparer un repas pour son étonnant visiteur – l’hospitalité, c’est sacré ! – Il fait cuire un chevreau et quelques pains sans levain, puis présente ce repas à son hôte qui, du bout de son bâton, touche l’ensemble posé devant lui sur un rocher.
Et le tout s’enflamme et se consume instantanément sous les yeux ébahis de Gédéon. Lorsqu’il se tourne vers son hôte, ce dernier a disparu ; il n’y a plus personne ! Gédéon est alors frappé de stupeur, prenant conscience que son visiteur n’était pas un simple pèlerin de passage, mais bien l’Ange de l’Éternel. Il s’écrie : « Malheur à moi ! J’ai vu l’ange de Dieu face à face et j’ai douté de lui ! Que dois-je faire ? » C’est alors qu’il entend une voix sans voir d’où elle venait. Quelqu’un lui disant : « Reste en paix, Gédéon ! N’aie pas peur ! Ne t’inquiète pas ! Tu ne vas pas mourir ! »
Ouf ! À l’endroit où il a présenté le repas pour son visiteur, telle une offrande, Gédéon dresse alors un autel, un petit monument pour marquer le lieu et se souvenir de l’expérience vécue. Il nomme ce lieu « l’Éternel est la Paix ».
Dès ce jour, Gédéon commence à entrer en résistance contre les Madianites et s’entoure de compagnons. Les tous premiers « Compagnons de la Libération » !
(Juges 6)






