L’invitée du jour — Les Français et le sens de l’accueil : révélations sur leurs habitudes avec Sarah Marouzé
Les Français ont-ils vraiment le sens de l’accueil ? Une étude nuance les idées reçues
En apparence, la question semble simple, surtout au sortir des fêtes où invitations et réceptions se sont enchaîné. Pourtant, derrière ces moments de convivialité se cache une réalité plus nuancée. C’est ce que révèle une récente étude menée par Home Exchange, leader mondial de l’échange de maisons, en collaboration avec l’Institut Apinio. L’enquête, réalisée sur un panel représentatif de 1 000 Français, met en lumière une ambivalence surprenante vis-à-vis de l’accueil à domicile.
Sarah Marouzé, attachée de presse chez Home Exchange, commente les résultats :
Un Français sur deux se dit enthousiaste et détendu à l’idée de recevoir chez lui.
L’autre moitié, en revanche, exprime une certaine réticence, voire une tension face à cette même perspective. Une répartition quasi égale, qui traduit à la fois l’attachement culturel à l’hospitalité… et les contraintes personnelles qu’elle peut représenter.
Recevoir chez soi demeure un plaisir pour beaucoup, mais il reste aussi une source d’appréhension logistique ou émotionnelle pour d’autres. Entre envie de partager et pression de « bien recevoir », l’art de l’accueil à la française oscille entre chaleur et prudence.
La majorité des Français aiment recevoir, mais leurs émotions face à l’accueil varient fortement : si 50 % sont enthousiastes, 30 % restent stressés malgré leur envie, et 15 % se montrent indifférents — une tendance amplifiée par les effets de la solitude post-confinement, qui a ravivé le besoin de lien social.
Penchons-nous à présent sur quelques règles de savoir-vivre à adopter lorsque l’on est invité chez quelqu’un. Parmi les usages courants, certains relèvent du bon sens, d’autres sont plus subtils, mais tous contribuent à créer une atmosphère conviviale et respectueuse.
L’une des premières règles consiste à s’adapter à l’ambiance du foyer. Par exemple, retirer ses chaussures à l’entrée n’est pas une obligation universelle, mais si l’hôte le propose pour favoriser un climat détendu et “comme à la maison”, il est préférable de s’y plier. Cela évite tout malaise et témoigne de votre volonté de respecter les habitudes du lieu.
Autre règle de bienséance : éviter les sujets clivants. En particulier, les débats politiques ou trop personnels sont à proscrire. Privilégier des échanges légers, agréables et fédérateurs contribue à maintenir une bonne humeur collective. L’idée ici est de partager un moment de plaisir, sans tension ni controverse, dans le respect de chacun.
Recevoir et être reçu relèvent d’un art de vivre, où la délicatesse et l’attention à l’autre font toute la différence.
L’hôte préfère recevoir ses proches de façon simple et détendue, sans règles strictes, si ce n’est le respect du calme dans les parties communes en soirée. Selon une majorité de Français (53 %), demander à ses invités de retirer leurs chaussures à l’entrée peut générer un certain malaise ; l’essentiel reste avant tout d’instaurer une communication claire et bienveillante avec ses convives. Effectivement, les Français privilégient avant tout les retrouvailles conviviales autour de moments simples : échanger, rire et partager. Conscients que les sujets politiques peuvent facilement devenir source de tensions, notamment lors de repas en famille ou entre amis, ils préfèrent généralement les éviter pour préserver l’harmonie et la légèreté de ces instants.










