C’est à lire — “Dieu ou l’argent, vraiment ?”, avec Stanislas Billot de Lochner.
« Dieu ou l’argent, vraiment ? » tel est le nom de l’ouvrage de Stanislas et Éléonore Billot de Lochner aux éditions Emmanuel, disponible en librairie.
Ce n’est pas toujours facile, c’est une ligne de crête à laquelle nous sommes tous confrontés. Nous sommes tous, tous tributaires des biens matériels.
Alors que son épouse Éléonore a dirigé les Parcours Alpha en France, Stanislas lui, en tant qu’entrepreneur, a accompagné plus de 500 associations dans leur collecte de dons par l’entreprise d’Obole. Il connaît donc bien cette tension entre serviteur et maître concernant l’argent, et la distinction entre l’une et l’autre approche.
Dans l’ouvrage de 188 pages, ils balaient notamment cette pensée populaire que si l’on est chrétien, alors vivre dans la pauvreté est un bien ; une pensée qui limite notre rapport aux finances.
Cette idée est limitante parce qu’elle nous fait croire que seule la pauvreté est la voie de la sainteté. Alors il est évident que le Christ nous le dit 50 fois : la pauvreté peut être un chemin qui facilite l’accès au paradis, ou en tout cas les richesses matérielles sont un frein, mais il n’empêche qu’on peut être libre dans notre rapport à l’argent même quand on en a. Il faut faire attention à cette croyance parce qu’elle nous met un peu dans l’immobilisme en se disant “je ne peux pas être pauvre, j’ai des enfants ou une famille à nourrir, donc je ne suis pas concerné par le sujet”, ce qui n’est pas vrai.
À la 145e page, il est écrit : « La joie de donner est multiple : joie de se sentir utile, joie de voir les fruits de son travail servir le bien des autres, joie de voir le sourire de celui qui reçoit le don, joie de voir l’impact que cela peut avoir sur la société… ». La clé du bon rapport à l’argent semble donc être trouvée : l’argent ne doit pas tourner autour de soi, mais doit graviter autour de nous aussi pour le bien d’autrui.
Il se trouve que le plus important, quand même, c’est ce qu’a appelé un de nos amis : le don qui fait mal. Parce que si on se contente de donner une simple obole, une simple petite pièce, évidemment ce n’est pas un sacrifice pour nous. Ne pas produire d’efforts dans la générosité, ça signifie qu’on donne un peu l’écume. Or, Dieu nous appelle à donner l’essentiel, donc il faut quand même se poser la question, quand je donne, de savoir si c’est un don suffisant. Est-ce que ça me libère de mon rapport à l’argent et est-ce que ça rend mon argent vraiment utile ou est-ce que je me donne bonne conscience ? Il y a juste un petit ajustement à avoir. Une fois de plus, c’est propre à chacun. Mais ce qui est certain, c’est que la générosité rend profondément heureux et je peux en témoigner tous les jours dans mon travail.
Tout compte fait, y a-t-il donc un choix à faire entre Dieu ou l’argent ? La réponse semble sans appel :
Je pense que oui, dans la mesure où il faut prioriser l’un par rapport à l’autre. Donc faut-il choisir l’un ou l’autre ? Il est certain que oui. En revanche, on ne peut pas se passer du second. Mais en le laissant à sa place de serviteur.







